L’année 2024 bat déjà son plein dans le ciel européen, et ce, particulièrement au Moyen-Orient. Si dans le ciel de Gaza, l’armée de l’Air israélienne a réduit ses opérations du fait de l’intervention terrestre, les opérations se sont déplacées dans la mer Rouge et à la frontière jordano-syrienne.

En effet, les actions des Houthis contre les navires marchands, notamment américains et britanniques, ont obligé les États-Unis à intervenir sur le territoire yéménite pour détruire des bases militaires ainsi que des sites de lancement de missiles et de drones. Après la mort de soldats américains en Jordanie, les forces armées des États-Unis ont mené en représailles, début février, une campagne de frappes aériennes en Irak et en Syrie contre sept installations de la force Al-Qods et du Corps des Gardiens de la Révolution islamique iranien. Ces bombardements ont été réalisés par deux bombardiers stratégiques Rockwell B-1 Lancer qui ont décollé de la base de Dyess, au Texas, et après un vol de plus de 11 000 kilomètres.

Les F-16, qui sont en cours de livraison à l’Ukraine, n’ont pas encore été employés contre les forces russes. Les entraînements des pilotes se poursuivent quant à eux dans plusieurs pays européens.

Dans le cadre des transactions concernant le renouvellement de plusieurs vecteurs aériens, la course se fait plus précise entre le Rafale et le F-35A Lightning II. Fin 2023, le Rafale F3/F3-R vole sous plusieurs cocardes étrangères, à savoir l’Égypte, la Grèce et l’Inde. La France, pour sa part, remplace les siens par le standard F4 qui intègre un armement élargi et une avionique améliorée ; un standard qui intéresse fortement les clients, qu’ils soient actuels, futurs ou hypothétiques. Enfin, ce marché en pleine évolution s’opère dans un cadre diplomatique mouvant et des situations internationales tendues.

Bonne lecture
Pascal Podlaziewiez
Rédacteur/conseiller éditorial

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