Après quelques années « de vaches maigres » quant au budget de la défense néerlandais (1,3 % du PIB entre 2018 et 2021, loin des 2 % du PIB fixé par l’Otan), une hausse des dépenses militaires de 2,4 milliards d’euros, afin de les porter « structurellement » à 24 milliards d’euros a été décidée.
Pour autant, se réapproprier des capacités prend du temps, d’autant plus que des savoir-faire ont été perdus avec la déflation des effectifs décidée en 2010 et les forces néerlandaises présentent encore des « lacunes importantes en termes de qualité et de quantité ».
Le « mémorandum 2024 » que vient de publier le ministère néerlandais de la Défense vise ainsi à corriger certaines lacunes identifiées par l’Otan.
En dehors du nouveau bataillon de chars déjà annoncé, les Pays-Bas envisage l’achat de 6 chasseurs-bombardiers F-35A supplémentaires, en plus des 52 qui ont été commandés. Cela permettra à la Force aérienne royale néerlandaise d’aligner trois escadrons.
Quant à la marine royale, elle devrait voir ses effectifs d’hélicoptères NH-90 NFH augmentés, Aujourd’hui la Marine compte 19 machines de ce type.
Au-delà de ces investissements, deux autres priorités sont prises en compte dans le nouveau budget : le recrutement et la fidélisation du personnel militaire et le soutien des forces (augmentation des capacités logistique, médicale, pièces de rechanges et munitions).
