Après un premier Caracal destiné à compenser l’attrition — l’appareil avait été perdu au Sahel et jamais remplacé —, l’armée de l’Air et de l’Espace (AAE) a perçu le 20 décembre les deux premiers Caracal d’un contrat de huit exemplaires notifié durant la crise de la Covid-19, en soutien d’Airbus Helicopters. Ces appareils réunissent une série d’évolutions, désormais intégrées de série sur cette génération, telles une nouvelle boîte de transmission principale plus résistante et une avionique plus performante.

C’est le cas avec les quatre écrans multifonctions 8 x 10 pouces qui permet aux deux pilotes de bénéficier d’un meilleur affichage des informations tactiques et de fonctionnement de l’hélicoptère. La boule optronique — le troisième modèle en service depuis l’avènement du Caracal en 2004 — est désormais une Euroflir 410, le modèle français le plus complet, déjà retenue sur les Panther de la Marine, les H160 de la Marine et de la Gendarmerie, les Vador de l’AAE et à bord des systèmes de drones tactiques de l’armée de Terre. Le Caracal gagne en portée et en qualité d’image, mais bénéficiera aussi dans la foulée des gains que Safran est en train d’apporter grâce à l’intégration de briques d’intelligence artificielle sur ses boules optroniques haut de gamme.

L’industriel fournit également la centrale de navigation inertielle Sigma, quant à Thales, les radios TRA 6034 et transpondeurs IFF TSC 4000. À l’instar des Caracal historiques, ils peuvent utiliser des mitrailleuses MAG-58 en sabords latéraux, le canon SH20 de 20 mm repliable en soute et mettre en oeuvre une perche de ravitaillement en vol même si cette dernière capacité ne sera vraisemblablement pas activée en outremer ; peut-être, au besoin, à Djibouti.

L’AAE dispose désormais de treize Caracal à deux standards principaux différents, alors qu’il faudra bientôt lancer la rénovation à mivie des premiers appareils livrés (dès 2006).

Cette dotation sera donc portée à dix-neuf machines avec la livraison dans les deux ans à venir des six derniers exemplaires du plan de relance, puis à vingt-sept après le transfert des Caracal de l’armée de Terre qui reçoit, en parallèle, ses Caïman standard 2.

S’y ajoutent les deux H225 civils exploités par le groupe aérien mixte (GAM) 56 « Vaucluse », pour lequel l’on a évoqué un retour au Caracal (utilisé jusqu’en 2016). Une hypothèse qui n’est pas pour l’instant évoquée officiellement dans l’armée de l’Air et de l’Espace.