En 2010, le gouvernement canadien, avait annoncé la commande de 65 chasseurs-bombardiers F-35A auprès du constructeur Lockheed-Martin afin de remplacer les 88 CF-18 Hornet de l’Aviation royale canadienne [ARC]. En janvier 2023, le Canada officialisa la commande de 88 F-35A, pour un montant de 15 milliards de dollars.
Seulement, depuis que Donald Trump a été réélu à la Maison Blanche, les relations entre Washington et Ottawa sont devenues glaciales. Outre ses propos sur la possibilité que le Canada devienne, un jour, le 51e État américain, la guerre commerciale qu’il a déclenchée est la principale raison de cette évolution.
Les F-35 doivent être livrés à l’ARC en plusieurs lots. Le premier, comptant 16 exemplaires, a été commandé dans le cadre d’un investissement de 7 milliards de dollars canadiens. Cette somme recouvre la construction des infrastructures appropriées à Bagotville [Québec] et à Cold Lake [Alberta], l’achat de munitions et la mise en place d’une chaîne logistique dédiée.
Le premier lot comporte les quatre premiers F-35A prévus d’être livrés à l’ARC en 2026, tout en restant sur le sol américain pour la formation des pilotes, six autres appareils doivent être remis en 2027 et les six derniers du lot seront livrés en 2028. Au total le premier lot comporte donc 16 appareils, déjà partiellement payé. L’objectif est que les 88 appareils soient pleinement opérationnels entre 2032 et 2034.
La dégradation des relations entre les États-Unis et le Canada n’est pas sans conséquence sur la commande de ces F-35A mais également sur les commandes passées pour 14 avions de patrouille maritime P-8A Poseidon et pour 11 drones MQ-9B SkyGuardian auprès des États-Unis.
Le 14 mars, le ministre canadien de la Défense, Bill Blair, a fait savoir que ses services étudiaient « activement des alternatives potentielles au chasseur furtif F-35 » et qu’il « tiendra des discussions avec les constructeurs d’avions rivaux en particulier SAAB et son offre sur le Gripen. ».