Durant plusieurs décennies, les hélicoptères anti-sous-marins et ATL2 ont utilisé des bouées acoustiques nationales, après que la filière nationale (alors chez Thales) a disparu. La réindustrialisation décidée voici une dizaine d’années est intervenue au bon moment, après un retour de la conflictualité en mer et une augmentation du nombre de sous-marins en service dans le monde, ce à quoi s’ajoute une crise mondiale des composants électroniques.

Soutenu par la DGA, Thales a développé une nouvelle génération de bouées intégralement produite en France, SonoFlash, permettant de répondre à la fois aux besoins croissants de la Marine et d’attaquer les marchés exports. Dotée de fonctions passive et active et d’une autonomie de fonctionnement plus importante, elle est interopérable avec les sonars trempés d’hélicoptères Flash (en service dans la Marine nationale, mais également dans l’US Navy, premier parc en service) et les Captas implantés sur les frégates, notamment les frégates multi-missions et les futures frégates de défense et d’intervention. Elles peuvent aussi être déployées depuis un drone à voilure fixe ou tournante, capacité étudiée notamment dans le cadre du programme de système de drone aérien marine (SDAM). La bouée repliée mesure 12,3 cm de diamètre pour 94,3 cm de long.

La SonoFlash a été qualifiée en janvier 2024 par le centre varois de DGA Techniques navales.

Plusieurs centaines de bouées ont été commandées fin décembre, dans la foulée du marché de développement notifié à Thales en 2021. Les livraisons commencent dès 2025.