La DGA a commandé en décembre dernier pour 600 millions d’euros des équipements de défense sol-air et de lutte anti-drone, bénéficiant aux trois armées. Ces différents systèmes étaient déjà prévus dans le cadre de la loi de programmation 2024-2030. L’armée de l’Air et de l’Espace bénéficiera d’une nouvelle commande de VL MICA (Vertical Launch missile d’interception, de combat et d’autodéfense), après la livraison de deux premiers systèmes en urgence afin de répondre au besoin généré par les Jeux olympiques. Huit lanceurs seront livrés, avec les munitions associées, par MBDA. L’industriel décroche aussi une commande de systèmes d’autodéfense antiaériens Simbad-RC, des tourelles téléopérées bimunitions équipant déjà le premier bâtiment ravitailleur de force (BRF) et bientôt un deuxième. Le contrat couvre les deux derniers (soit quatre tourelles) et les patrouilleurs hauturiers pour lesquels la DGA n’avait pas encore confirmé une capacité d’autoprotection, même si un emplacement avait été prévu nativement.

Le missilier européen profite aussi d’une commande destinée à l’armée de Terre, en sous-traitance de KNDS, concernant la livraison de trente exemplaires d’une nouvelle version du blindé Serval, dotée d’une tourelle bimunition Atlas RC. Cette version amène plus de mobilité et de protection aux servants, qui pour l’heure ne disposent que de versions débarquées du poste de tir Mistral (monomunition) emporté dans un véhicule de l’avant blindé, ou de la version sur véhicule léger de reconnaissance et d’appui, là encore non protégé. Le Serval servira aussi de base à vingt-quatre exemplaires d’une version dédiée à la lutte anti-drone, disposant d’un canon de 30 mm et de détecteurs spécifiques, radar et radiofréquence.

Une quatrième commande de la DGA couvre le développement d’une munition de 40 mm spécifique pour le système RapidFire équipant déjà le premier BRF, qui doit pour l’instant n’utiliser que des munitions d’emploi général.