À l’instar de son voisin algérien, le Maroc a multiplié les achats de matériel militaire au cours de ces dernières années, dans un contexte de tensions diplomatiques entre les deux pays et de course à l’armement, notamment pour le contrôle des airs.
Ainsi, le Maroc pourrait acquérir trente Mirage 2000-9 auprès des Émirats arabes unis (EAU). Tous les yeux sont donc rivés sur cet accord sur le point d’être passé. En effet, dès que l’United Arab Emirates Air Force (UAEAF) recevra sa commande de quatre-vingts Rafale F4, dont la livraison est prévue entre 2027 et 2031, elle pourrait céder la moitié de sa flotte de Mirage 2000 modernisée aux Forces royales air (FRA) marocaines, soit trente avions de combat, et ce, dès 2027. Ces avions en question concernent vingt-quatre monoplaces Mirage 2000-9E et six biplaces Mirage 2000-9D. Cet accord doit encore obtenir l’aval de Paris avant d’être complètement finalisé. Pour mémoire, en 2019, le Maroc avait déjà conclu l’achat de vingt-cinq Fighting Falcon F-16 avec les États-Unis pour un montant équivalant à 3,5 milliards d’euros environ (ces avions de combat ne seront pas livrés avant 2027). Le dernier projet de loi de finances prévoit d’allouer un peu plus de 13 milliards d’euros à la défense nationale, soit environ 10 % du produit intérieur brut marocain ; un budget en hausse chaque année depuis 2004 et en augmentation de 7 % en 2025 par rapport à l’année précédente.