« Border Defense Cooperation 2026 » est un exercice conjoint de défense frontalière organisé début septembre 2026 par la Chine, la Russie et la Mongolie. Il s'agit de la deuxième édition d'une série d'entraînements trilatéraux destinés à renforcer la confiance stratégique et la coopération opérationnelle dans les zones frontalières partagées par ces trois pays.

La première édition, « Border Defense Cooperation 2025 », avait eu lieu en septembre 2025, établissant un précédent pour ce format d’entraînement récurrent.

L’exercice est centré sur la prévention et la lutte contre les activités de renseignement et de sabotage dans les régions frontalières. Les forces impliquées s’entraînent à la planification conjointe d’opérations frontalières ; à la recherche et l’identification de menaces transfrontalières ; aux actions coordonnées de frappe, d’arrestation et de saisie et la remise conjointe de suspects entre les services concernés.

Le scénario met l’accent sur la coordination interarmées et inter-agences pour neutraliser des intrusions hostiles, des actes de sabotage ou des opérations de reconnaissance menées par des acteurs non identifiés dans les zones frontalières sensibles.

Les participants à cette deuxième édition sont des unités des forces de défense frontalière (ou troupes frontalières) de la Chine (People’s Liberation Army Border Defense Forces) ; de la Russie (Border Service of the Federal Security Service – FSB) et de la Mongolie (General Authority for Border Protection).

Cet exercice s’inscrit dans une dynamique de coopération sécuritaire trilatérale croissante entre Pékin, Moscou et Oulan-Bator, visant à consolider la confiance stratégique mutuelle ; à approfondir les mécanismes de coopération frontalière et garantir conjointement la sécurité et la stabilité dans les régions frontalières partagées.

Bien que l’exercice soit présenté comme axé sur la lutte contre le sabotage et l’espionnage, il permet aussi de tester l’interopérabilité entre les commandements frontaliers chinois, russes et mongols ; d’affiner les procédures de coordination en matière de surveillance, d’interception et de transfert de détenus et d’envoyer un signal politique de coopération sécuritaire dans un contexte géopolitique marqué par des tensions régionales et une méfiance accrue envers les activités de renseignement étrangères.

Ce type d’exercice renforce également la capacité des trois pays à gérer conjointement des crises frontalières, qu’elles soient liées à des infiltrations, à du trafic transfrontalier ou à des actions hybrides.