Un accord intergouvernemental a été signé le 20 octobre à Abou Dabi pour une coopération franco-émirienne autour du Rafale F5, après des négociations bloquées début 2026.Mais ses conditions financières et les transferts de technologies sensibles restent non publiés.
La France et les EAU ont établi un cadre de coopération sur le programme Rafale F5, couvrant les volets techniques, financiers et industriels. L’accord s’inscrit dans l’approfondissement du partenariat stratégique de défense entre Paris et Abou Dabi, incluant l’ IA, l’espace, l’interopérabilité et la résilience industrielle. Les discussions antérieures envisageaient une contribution émiratie d’environ 3,5 milliards d’euros pour un développement estimé à 5 milliards d’euros, mais rien n’est plus sûr. Le projet avait auparavant achoppé sur la participation des EAU et l’accès à des technologies sensibles, notamment en optronique.
Rafale F5 : enjeux techniques
Le F5 est conçu comme une mise à niveau majeure du Rafale, orientée vers le combat collaboratif et le contrôle de drones de combat (CCA/UCAV).
Pour la France, l’accord réduit le risque de financer seule le F5, alors que le projet de budget 2027 y consacre déjà 3 milliards d’euros. Pour les EAU, principal client export du Rafale avec 80 appareils commandés, l’enjeu est d’obtenir des contreparties industrielles et technologiques, potentiellement via Dassault et EDGE Group.
Le point critique reste donc le périmètre exact du partage technologique : l’accord relance la coopération, mais ne prouve pas encore qu’Abou Dabi a obtenu l’accès souhaité aux technologies les plus sensibles ni qu’il a formalisé son investissement.
