En 2026, la stratégie de défense française s’inscrit toujours dans le cadre de la loi de programmation militaire 2024-2030. Elle comprend plusieurs axes forts, dont la préparation à un conflit de haute intensité, c’est-à-dire l’élaboration d’une armée capable de faire face à un conflit symétrique majeur ; la réponse à une guerre hybride et à de nouvelles menaces, avec une cyberdéfense renforcée, l’espace devenant un nouveau champ de conflictualité ; et la lutte contre l’ingérence étrangère sous le seuil de la guerre. La dissuasion nucléaire demeure le fondement central de la stratégie française, qui vise à assurer une autonomie stratégique nationale.
L’Europe poursuit quant à elle un profond changement dans son réarmement, avec des hausses de budgets de la défense dans la plupart des pays membres, une coopération industrielle accrue et une volonté de réduire certaines dépendances (États-Unis, Asie). Mais l’OTAN demeure le principal cadre de sécurité collective et se trouve au cœur de la stratégie. La priorité à la défense est celle du flanc Est, avec des exercices militaires réguliers de grande ampleur et une interopérabilité renforcée entre armées européennes.
La stratégie de défense internationale en 2026 sera fortement influencée par le conflit en Ukraine et ses répercussions à long terme, les tensions entre l’OTAN et la Russie, l’expansion militaire de la Chine et l’instabilité chronique au Moyen-Orient et en Afrique. Quant aux décisions et annonces du président américain, elles sont source de réactions et d’inquiétudes.
En résumé, 2026 s’oriente vers une défense plus coûteuse, plus militarisée politiquement et assumée dans le discours public.
Bonne lecture
Pascal Podlaziewiez
Rédacteur/conseiller éditorial
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