Les 6 et 7 juillet, deux Rafale M ont décollé du porte-avions Charles de Gaulle avec sous leurs structures chacun deux bombes AASM 1000.

Sur son trajet retour du golfe d’Oman, le porte-avions Charles de Gaulle a eu l’opportunité de mener à bien cette opération de tir du fait du passage à proximité du champ de tir grec de Keravia. La Marine Nationale a profité de ce contexte pour valider la capacité à emporter deux bombes AASM 1000 par des Rafale Marine F4.

Ainsi deux Rafale M armés chacun de deux bombes ont décollé du porte-avions, mis en œuvre par le groupe aérien embarqué avec l’appui du Centre d’expérimentations pratiques et de réception de l’aéronautique navale (CEPA/10S).

Un précédent essai en décembre dernier avait vu le Rafale emporté une seule bombe.

Le groupe aérien a donc catapulté deux Rafale M armés avec de deux AASM 1000 chacun, d’une nacelle Talios, de deux missiles MICA et de deux réservoirs externes pour l’autonomie. Des appareils en configuration « lourde ». Il faut rappeler que le Rafale M dispose de treize (13) points d’emport, dont cinq capables d’être équipé d’armement lourd comme l’AASM 1000 ou de réservoirs externes.

La nacelle de désignation laser TALIOS [TArgeting Long-range Identification Optronic System – système optronique d’identification et de ciblage à longue distance], développée par Thales, a été déclarée opérationnelle en 2020.

L’AASM 1000 est une bombe classique d’une tonne, améliorée avec des kits de guidage GPS et inertiel et d’un kit d’augmentation de portée (jusqu’à 200km). Sa précision est métrique. Seul le Rafale porté au standard F4 peut la mettre en œuvre.

Larguées sur le champ de tir grec de Keravia, les quatre bombes ont toutes touché leur cible.

La Marine qualifie cet essai de « première » qui permet de « valider une nouvelle capacité opérationnelle » et laisse entrevoir une puissance de frappe accrue sans multiplier les sorties.