Les forces aériennes chinoises et égyptiennes s'entraînement conjointement lors de l'exercice Eagles of Civilization 2026.

L’exercice aérien conjoint « Eagles of Civilization 2026 » réunit depuis le 14 août et jusqu’à la mi-septembre, les forces aériennes chinoise et égyptienne en Égypte. Il s’agit de la deuxième édition de cette coopération, après l’exercice inaugural de 2025.

« Les missions de l’exercice porteront sur des sujets tels que les tactiques de combat aérien, les opérations de supériorité aérienne et les opérations de recherche et sauvetage au combat, et comprendra des exercices d’emploi de forces…Lors de cette deuxième édition, la coopération entre les deux pays aura pour but de renforcer davantage la confiance mutuelle et l’amitié traditionnelle, approfondira la coopération substantielle entre les armées chinoise et égyptienne, et contribuera à la paix et à la stabilité régionales », a déclaré le porte-parole chinois.

https://raids-aviation.fr/2026/06/30/la-chine-dans-les-airs/

Contexte

L’édition 2025, première du genre entre les deux pays, avait inclus des entraînements au combat aérien, au ravitaillement en vol, à la recherche et au sauvetage ainsi que des formations mixtes.

L’exercice 2026 intervient dans un contexte de rapprochement militaire croissant entre Pékin et Le Caire. La première édition de 2025 avait déjà été notable parce que la Chine avait projeté pour la première fois en Afrique un ensemble de forces aériennes comprenant chasseurs, avion-radar et ravitailleur.

Pour Eagles of Civilization 2026, la Chine devrait déployer des J-10C, des J-10S biplaces ; des KJ-500 avion de détection et de commandement, des avions de transport Y-20 et des ravitailleurs Y-20U/YY-20A ainsi que des hélicoptères pour le transport et le sauvetage

Quant à l’Egypte, elle devrait mettre en œuvre des MiG-29M/M2, tandis que la participation de chasseurs égyptiens Rafale et/ou F-16 reste non confirmée à ce jour par les forces égyptiennes.

Le J-10C

Le J-10C est un chasseur monomoteur de génération 4++ doté notamment d’un radar AESA et conçu pour le combat à moyenne et longue distance. La présence du J-10C en Égypte a également une dimension commerciale : plusieurs analyses considèrent que Pékin utilise ce type d’exercice pour permettre à l’Égypte d’évaluer directement des systèmes chinois.

Des informations récentes de la presse spécialisée arabe évoquent de nouveau un intérêt égyptien pour le J-10C/J-10CE, voire une éventuelle acquisition importante. Mais aucun contrat n’est actuellement confirmé officiellement.

https://raids-aviation.fr/2025/05/14/en-remplacement-des-f-16-legypte-se-dote-des-chasseurs-j-10c-chinois/

Le J-10S

Variante biplace, le J-10S est en, service depuis 2005. Il dispose d’un fuselage allongé et d’un cockpit bénéficiant d’une meilleure visibilité, il se distingue également par une arête dorsale un peu plus large (renferme l’électronique déplacée par la modification du cockpit). Une partie de la flotte semble avoir reçu à partir de 2021 un nouvel équipement d’identification IFF et de nouvelles antennes de communication UHF/VHF. La remotorisation des J-10S avec des WS-10B est en cours.

Le KJ-500

En 2025, le KJ-500 avait effectué une première projection opérationnelle chinoise de ce type en Égypte et donc en Afrique.

C’est précisément ce qui donne à l’exercice une valeur supérieure à une simple rencontre entre deux escadrons de chasse.

Le Shaanxi KJ-500 est basé sur l’avion de transport chinois Y-9, une version allongée du Shaanxi Y-8. L’avion est propulsé par 4 turbopropulseurs FWJ-6C et a une élongation de 7 800 km. Un prototype avec une perche de ravitaillement a été testé.

La couverture de détection et de surveillance est assurée par un radar AESA à 3 faces, permettant de couvrir les 360°.Sa portée de détection contre des cibles de la taille d’un chasseur est de 470 km.

Le YY-20 est la version ravitailleur du Y-20.

Sa présence en 2025 était particulièrement importante car les J-10C avaient parcouru une distance considérable depuis la Chine jusqu’en Égypte.

L’exercice a donc aussi servi à démontrer la capacité chinoise à effectuer une projection aérienne à très longue distance, avec ravitaillement en vol et soutien logistique. Le ministère chinois de la Défense a explicitement présenté l’exercice comme un test de la capacité de projection à longue distance, de déploiement agile et d’opérations systémiques de l’armée de l’air chinoise.

Les YY-20 ont permis également d’acheminer le personnel et le matériel nécessaires au déploiement, ainsi qu’au moins un hélicoptère.

Il peut emporter jusqu’à 65 tonnes de carburant et est équipé de deux nacelles RDC-3 aux extrémités de la voilure et une troisième sous la partie arrière du fuselage pour le ravitaillement en vol.

Hélicoptère Z-20

Le Harbin Z-20 est un hélicoptère de transport moyen chinois produit par la société Harbin Aircraft Industry Group (HAIG). D’un poids maximal au décollage de l’ordre de 10 tonnes, le Z-20 peut être utilisé depuis le porte-avions Liaoning. Ses performances sont considérées comme comparables à celles de l’hélicoptère Sikorsky UH-60 Black Hawk de fabrication américaine. La version Z-20K est optimisé pour les vols de nuit.

MIG-29 M

Le MiG-29M est la variante plus performante du MiG-29, avec une cellule utilisant des matériaux composites, une plus grande capacité de carburant, des moteurs plus puissants ainsi qu’un ensemble de capteurs modernes et des systèmes de guerre électronique. Modèle monoplace, il est équipé d’une sonde de ravitaillement en vol, d’un radar Zhuk-M1SE, d’un système de recherche et de suivi infrarouge I-219/ESM OLS-UE, d’un écran NSTS-KOS-SM monté sur casque, d’un système d’alerte d’approche missile I-222SM et du récepteur d’alerte radar L150M-02.

MiG-29M2

Le MiG-29M2 est une version biplace. Le MiG-29M2 possède un poste arrière destiné à un instructeur ou à un officier systèmes d’armes. Il est principalement utilisé pour l’entraînement et la conversion des pilotes mais aussi pour les missions d’attaque au sol, les opérations dans un environnement fortement brouillé et certaines missions nécessitant une charge de travail élevée. Son autonomie est de 1800 km contre 2000 km pour la version monoplace (MIG-29M).