Les rivalités entre les États-Unis, la Chine et la Russie dominent l’environnement stratégique. La crise en Europe de l’Est et les tensions en Asie-Pacifique stimulent les commandes d’équipements modernes. La course à la suprématie aérienne et spatiale pousse les pays à renforcer leur capacité militaire aérospatiale.
Les États-Unis demeurent le principal exportateur grâce à Lockheed Martin, Boeing et Northrop Grumman. Le F-35 Lightning II conserve sa suprématie sur le segment des avions de chasse multirôle, avec notamment la version F-35B STOVL (décollage court et atterrissage vertical) destinée aux porteavions et bases avancées. En Europe, la forte dynamique s’articule autour du chasseur de 6e génération (programme Tempest), orienté vers la furtivité, l’intelligence artificielle embarquée et la connectivité avancée. Dassault, BAE Systems et Leonardo collaborent étroitement, visant une entrée en service dans la décennie suivante. Par ailleurs, la modernisation des Eurofighter Typhoon se poursuit avec l’incorporation de missiles hypersoniques. La Chine poursuit sa montée en puissance avec ses J-20 et J-31, conçus pour concurrencer le F-35. Elle développe intensivement ses drones de combat (UCAV) et avance sur la propulsion « vectored-thrust » pour améliorer la maniabilité des appareils. Son carnet de commandes est en forte expansion grâce à des pays amis en Afrique, en Asie et en Amérique latine. La Russie continue sa modernisation du Su-57 Felon, malgré des difficultés liées à la chaîne d’approvisionnement internationale dues aux sanctions. Moscou oriente ses efforts sur des systèmes intégrés combinant aéronautique et défense antimissile. Les pays du Moyen-Orient et de l’Asie du Sud accroissent leurs commandes pour des équipements modernes. Des programmes régionaux se développent, notamment avec des drones armés et des avions légers embarqués spécifiques au combat asymétrique.
2026 va donc voir les programmes de 6e génération entrer dans des phases intensives de prototypage et de démonstration (NGAD, GCAP, Tempest/FCAS) et les drones ainsi que l’IA embarquée vont attirer des investissements militaires et privés en attente d’augmentation des budgets recherche et développement et d’acquisitions.
Que 2026 soit pour vous, chers lecteurs, comme un ciel dégagé et que vous puissiez naviguer avec assurance vers vos objectifs et avec l’esprit pionnier qui fait la force de l’aéronautique.
Bonne lecture
Pascal Podlaziewiez
Rédacteur/conseiller éditorial
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