« La consolidation des stocks de munitions est accélérée sur l’ensemble des trames », explique le gouvernement. En intégrant les drones, le budget est évalué à 8,5 milliards d’euros. Pour des raisons de « confidentialité », les volumes des stocks ne sont pas livrés, il est donc impossible de vérifier la nature des informations. Les stocks de munitions téléopérées doivent augmenter de 400 % entre 2026 et 2030 par rapport aux prévisions initiales de la loi de programmation militaire 2026-2030, et de 440 % entre 2026 et 2035. Pendant les mêmes intervalles de temps, les trames antichars (y compris les missiles de portée moyenne et les armes antichars de courte portée) augmentent de 45 %, puis de 25 %. L’armée de Terre va recevoir cette année de nouvelles roquettes AT4CS-NG, des canons sans recul et des missiles NLAW, tous fabriqués par le Suédois Saab.
Pour l’armement air-sol modulaire (AASM), les gains sont de 240 % dans les deux périodes.
En ce qui concerne la défense sol-air, la croissance est de + 30 % et + 50 %. Les Mistral connaissent une progression spectaculaire, avec une hausse de 45 % puis de 130 %, grâce notamment à l’accroissement du nombre de porteurs dans la Marine et au renforcement de la défense antiaérienne terrestre.
Les augmentations de livraisons de missiles de croisière (Scalp-EG et MdCN) progressent de + 85 % et + 170 %, mais ces armes n’étaient plus livrées ces dernières années, faisant seulement l’objet de remises à niveau. Il n’est donc pas évident de conclure sur les gains capacitaires.
Les missiles air-air gagnent + 55 % et + 90 % du fait des livraisons de MICA-NG à compter de 2027.
Les torpilles enregistrent les plus grosses progressions, avec + 230 % et + 310 %. Les missiles mer-mer prennent + 100 % et + 200 %.
