Avec un seul système de drone tactique expérimental (le SDT Patroller de Safran), l’armée de Terre restait très dépourvue. L’actualisation permet un saut dans le nombre, mais évidemment sans commune mesure avec le modèle initial (pourvu de recueil du renseignement d’origine électromagnétique et d’une boule Euroflir 410 très performante). La masse a gagné sur la qualité, avec au moins 40 systèmes en dotation en 2030, une case plutôt composite qui comprend à la fois des SDT à commander et des systèmes de drones tactiques légers actuellement en test dans les armées depuis l’an dernier (avec notamment le DT-61 de Delair, le Lanner de Safran, le Capa-X de Survey Copter, etc.).

Les hélicoptères ne progressent pas en nombre et en qualité, avec toujours les 105 hélicoptères de manœuvre à base de Cougar rénovés et de Caïman, dont 18 NHFS avec des livraisons commençant en 2026. Il y a donc bien un apport capacitaire, mais prévu de longue date. Le programme Tigre rénové à mi-vie (ex-standard 3) glisse manifestement. Puis seulement 13 appareils auront été modernisés en 2035 (et aucun en 2030), pour un nouveau standard qui doit voler dès cette année. L’actualisation annonce (enfin) une augmentation de l’interactivité entre hélicoptères et drones et munitions téléopérées.

La défense sol-air d’accompagnement voit un décollage des canons de 20 mm sur camion dopés à l’IA (Proteus), avec 50 exemplaires (aucun aujourd’hui, et aucun prévu à l’origine) prévus en dotation en 2030 (idem en 2035). Le nombre de blindés pourvus en Mistral 3 passera de 0 à 24 en 2030, et 60 en 2035. Soit un gain de 15 véhicules à cet horizon.

Les lance-roquettes unitaires passent de 9 actuellement, obsolescents et avec un stock minimaliste de roquettes, à 13 systèmes de nouvelle génération en 2030, et 26 cinq ans plus tard.