Déjà en juillet 20025, L’Armée de l’Air et de l’Espace faisait face à un défi opérationnel majeur : la surutilisation de 15 % de ses Rafale pour faire face aux besoins du moment.
Fin mai 2026, la situation ne sait pas améliorée. Ce déséquilibre résulte en partie de la cession de 24 Rafale d’occasion à la Grèce et à la Croatie et un accroissement des missions.
Le général Jérôme Bellanger, chef d’état-major de l’AAE, vient de s’exprimer sur ce sujet devant les parlementaires : « L’Armée de l’Air et de l’Espace (AAE) fait face à une pression grandissante sur sa flotte de chasse nécessitant de surutiliser les Rafale pour tenir le contrat opérationnel à hauteur de 15 %. Cette réalité se traduit par une tension palpable, tant à l’entraînement que sur des missions réelles. »
Aujourd’hui, l’AAE dispose de 185 avions de combat Rafale et Mirage 2000. Le général Jérôme Bellanger plaide pour l’augmentation de la flotte à 230 avions de combat, un volume nécessaire pour remplir les contrats opérationnels. Les propositions de budget pour 2026 (qui doivent encore être entérinées) verraient une commande de 52 Rafale (Air et Marine) supplémentaires à partir de 2027.
Seule une montée en cadence de production, avec des livraisons anticipées, peut éviter un effritement progressif de la capacité de déploiement. L’Armée de l’Air et de l’Espace doit jongler entre soutien à l’Ukraine et aux pays face à la Russie, l’engagement en Méditerranée orientale et le maintien de sa posture nationale. A ce jour le cycle de production d’un Rafale dure en moyenne trois ans.
L’Armée de l’Air et de l’Espace fait malgré tout face à cette surchauffe en adaptant l’utilisation de ses avions, mais pour combien de temps ce rythme peut‑il tenir sans mettre en péril la durabilité des avions ?
