Les deux principaux avionneurs militaires chinois ont engagé une montée en cadence qui place Pékin en position de supplanter les États-Unis en volumes annuels d'avions de combat neufs. Le J-35 connaît une accélération marquée, marquant une transition clé vers la fabrication en série industrielle.
Après la production de masse par l’industriel de Chengdu quant au chasseur furtif J-20, c’est au tour de Shenyang de mettre en service son usine surdimensionnée d’assemblage dédiée au J-35 mais également aux J-15 et J-16.
Cette production à deux voies, confirmée par la surveillance en source ouverte, montre que la Chine a dépassé la phase de validation des prototypes et est dans une ère de fabrication à l’échelle industrielle de deux familles d’avions de cinquième génération distinctes pour les besoins navals et militaires.
Les images satellite, les données OSINT (renseignement de sources ouvertes) et les médias spécialisés confirment le déploiement d’au moins 30 à 35 cellules J-35 de série issue des usines de la Shenyang Aircraft Corporation (SAC). En juin 2026, est apparu un J-35 numéroté 350003, confirmant ces renseignements quant à l’intégration d’au moins 30 cellules de série à ce stade de production.
La SAC a officialisé la mise en service opérationnelle d’un complexe d’environ 4,2 kilomètres carrés, comprenant plus de 370 000 mètres carrés d’ateliers et une piste d’essais d’environ 3 660 mètres.
La ligne de production permet de produire en parallèle la version navale du J-35, la variante terrestre J-35A ainsi que la version d’exportation J-35AE, afin de répondre rapidement aux commandes nationales et internationales. La société chinoise Shenyang Aicraft Corporation (SAC) accroît sa capacité d’assemblage pour répondre aux commandes de chasseurs furtifs J-35 destinés aux forces militaires nationales et pakistanaises, marquant l’émergence de Pékin comme exportateur en série d’avions de chasse de cinquième génération au profit d’un partenaire stratégique important en Asie du Sud.
De son côté, Chengdu a étendu ses surfaces d’assemblage pour augmenter la fabrication du J-20 (plus de 100 à 120 appareils/an), chasseur furtif de la PLAAF, tout en continuant la production du J-10.
Pour la Chine il s’agit de s’approcher d’un rythme de fabrication global dépassant les 300 chasseurs de 5ᵉ génération par an à l’horizon 2027-2030.
Pour ce faire la Chine privilégie deux facteurs essentiels :
1-Une dualité terre/mer : La Chine devient la seule nation à produire simultanément deux lignes distinctes de chasseurs furtifs lourds et moyens (J-20 et J-35), offrant une flexibilité tactique inédite par rapport à l’écosystème F-35 américain.
2-Une standardisation du moteur : La production bénéficie de la maturité accrue des moteurs nationaux à poussée vectorielle/buses dentelées (WS-13E / WS-19), réduisant la dépendance aux composants étrangers et améliorant la signature infrarouge.
https://raids-aviation.fr/2026/06/30/la-chine-dans-les-airs/
Le programme s'articule autour de trois déclinaisons majeures
La Chine devient officiellement un exportateur d’avions invisibles de cinquième génération : le J-35 opère sur le porte-avions du Fujian, le Pakistan sera le premier acheteur
La variante navale du J-35, qui opère désormais depuis le porte-avions Fujian nouvellement mis en service, marque l’histoire en devenant le premier chasseur invisible de cinquième génération non américain à effectuer des lancements et des atterrissages à l’aide d’un système de lancement électromagnétique, un exploit qui a changé la dynamique du vol des porte-avions dans la région du Pacifique occidental.
Parallèlement au déploiement naval, la variante J-35A de la force terrestre a été officiellement intégrée à l’Armée de l’air populaire de libération chinoise, agissant comme un complément plus léger et plus économique au plus lourd J-20 dans la structure aérienne de cinquième génération du pays.
