Le Maroc est en négociations avancées avec les États-Unis pour l’acquisition de chasseurs furtifs F-35, un projet estimé entre 17 et 18 milliards de dollars (environ 15,5 milliards d’euros) portant sur 32 appareils F-35A. Si ce contrat est finalisé, Rabat deviendrait la première nation africaine à exploiter des avions de combat de cinquième génération.

Cette acquisition s’inscrit dans une logique de rééquilibrage régional face à l’Algérie, qui modernise sa flotte avec des appareils russes, notamment les Su-57 de cinquième génération. Le projet marocain vise à établir une supériorité aérienne technologique en Afrique du Nord, en introduisant des capacités inédites sur le continent : furtivité radar, fusion de capteurs, guerre électronique avancée et frappes de précision à longue portée.

Washington soutient activement cette orientation : le Sénat américain a intégré dans le projet de loi de défense 2027 (NDAA) une disposition enjoignant le Pentagone à élaborer une feuille de route décennale faisant du Maroc son partenaire militaire privilégié en Afrique.

État des négociations et prudence des sources

La concrétisation du projet dépendra de l’approbation finale du Congrès américain, des priorités industrielles de Lockheed Martin, et de l’évolution du contexte sécuritaire au Maghreb. En attendant, le Maroc renforce déjà ses liens de défense avec Washington et diversifie ses fournisseurs (USA, France, Allemagne), tout en modernisant ses infrastructures aériennes pour accueillir des plateformes de haute technologie.

En parallèle, le Maroc consolide déjà sa flotte de F-16 : 25 nouveaux F-16C/D Block 72 sont en commande (accord 2019, enveloppe jusqu’à 3,787 milliards de dollars) et 23 appareils existants doivent être modernisés.